(17)
Le français en Grèce… une présence qui associe tradition et défis… !
Langue officielle et de travail dans les
organisations internationales et les principales enceintes multilatérales (ONU,
Union européenne, OTAN, Conseil de l’Europe...), la langue française constitue
le lien fondateur des 70 pays «ayant le français en partage», réunis au sein de
l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).
Sous le label «Oui, je parle français», nous
connaissons tous les dix bonnes raisons¹ d’apprendre le français. Une campagne qui a été lancée, tous azimuts,
par l’APF, l’IFA, et l’Ambassade de France, dans notre pays. Mais, la présence
du français en Grèce est également due à une multitude de raisons liées à bien
d’événements et de personnalités illustres dont l’envergure et la portée
demeureront une éternelle source d’inspiration et de lumière, en voici
quelques-unes :
A. Raisons historiques
1.
Première langue
étrangère enseignée dans l’éducation publique en Grèce pendant plus d’un siècle (de 1836 à 1950). Depuis lors, le
français devient seconde langue d’option et tout dernièrement langue d’option.
Elle est l’une des deux langues de prédilection des jeunes grecs.
2.
L’intelligentsia
grecque est, en général, francophone, voici à titre d'exemple quelques
figures illustres:
- Coraïs ou Koraïs Adamantios (1748-1833)
philologue, écrivain autant érudit qu'humaniste. A. Coraïs a été considéré
comme le père de la littérature grecque moderne. Prônant la renaissance du
classicisme et observateur de la révolution française, il posa les fondements
intellectuels de la lutte des Grecs pour l'indépendance.
- Paparrigopoulos Constantin (1815-1891) historien et professeur à
l'Université d'Athènes. Il est l'auteur de l’Histoire de la Nation hellène des temps les plus
anciens jusqu'à nos jours. (Ιστορία
του Ελληνικού
Έθνους) publiée en
5 tomes entre 1860 et 1874. De 1831 à 1833, il partit faire des études en France et en Allemagne. Il a été fondateur
et directeur (1853) du journal français Spectateur
de l’Orient.
- Kazantzakis Nikos (1883-1957)
écrivain et philosophe grec, vécut deux ans à Antibes de 1948 à 1950. Il était tout autant un homme d'action qu’un érudit.
«Un homme véritable est celui qui résiste, qui lutte et qui n'a pas peur au
besoin de dire Non, même à Dieu.» (Lettre au Greco) Tel était le moteur de sa vie. Sa quête d'authenticité et de vérité l'a
mené à travers le monde sur des terrains glissants (guerre balkanique, guerre d’Espagne,
Russie et Chine en révolution). Il alla de pays en pays, de doctrine en
doctrine, épousant bien des causes qui touchaient son cœur.
- Cafavis Constantin (1863-1933) poète
alexandrin, il s'est élevé contre tous les intégrismes. Il est considéré comme
une des figures les plus importantes de la littérature du XXe
siècle. Une partie de son œuvre a été éditée aux éditions Gallimard.
- Seféris Georges
(1900-1971) est l’un des plus
grands poètes de la Grèce contemporaine. Son père, intellectuel
ayant fait des études en France, est reconnu comme le meilleur traducteur de
Lord Byron. En 1918, lui et sa famille se rendent à Paris où il débute des
études de droit. Il entame en 1926 une carrière de diplomate. En parallèle, il
compose des poésies comme «Cahier d'étude» de 1928 à 1937, mais rédige aussi
des essais. En 1963, Georges Seféris reçoit le prix Nobel de littérature pour
l'ensemble de son œuvre littéraire.
- Ritsos Yiannis (1909-1990) grand
poète grec engagé. De 1936 à 1940, il va mettre
à profit certaines conquêtes du surréalisme : plein accès au domaine du rêve,
associations surprenantes, explosion de l'image. Qu'il chante l'amour avec Symphonie
de printemps (1938) ou qu'il évoque des souvenirs tendres et amers dans Le
Chant de ma sœur (1937) ou au rythme de la pluie (1942). Dans son
long poème Épitaphe (1936) exploite la forme de la poésie populaire
traditionnelle et donne en une langue simple un émouvant message de fraternité.
La musique de Theodorakis en fera en 1960 le détonateur de la révolution
culturelle en Grèce. Lettre à la France (1936) est un hommage à la France
à la fin de la Deuxième Guerre mondiale.
- Tsarouhis Yiannis (1910-1989) peintre diplômé de
l’École des Beaux-Arts d’Athènes, vécut treize ans à Paris de 1967 à 1980. Il est considéré comme
un des principaux représentants de l’art grec moderne de la période de
l’entre-deux-guerres et de l’après-guerre.
- Elytis Odysséas (1911-1996) poète proche des surréalistes français et des peintres comme Picasso et Matisse
qui ont illustré certaines de ses œuvres. Pur poète lyrique, Elytis combine
l'acuité du regard avec la force de l'imagination et la fraîcheur du sentiment.
Il vécut à Paris de 1948 à 1951. Il a reçu le prix Nobel de littérature en
1979.
- Mikis Theodorakis (1925) grand compositeur, penseur et homme politique grec. Auteur de symphonies,
ballets, opéras, mélodies populaires et musiques de films. Élu plusieurs fois
député au parlement d'Athènes. Il vécut onze ans
à Paris de 1954 à 1960 puis, de 1970 à 1974, enfin de 1980 à 1981.
- Glykatzi Ahrweiler Eleni (1926)
historien-byzantiniste, diplômée de philosophie. À Paris, elle suit ensuite les
cours de l'École pratique des hautes études et obtient un doctorat d'histoire
et un doctorat ès lettres. Recteur de l'Académie de Paris, chancelier des
universités de Paris.
- Alexakis Vassilis (1943) écrivain gréco-français, auteur
d'une importante œuvre romanesque. Il écrit à la fois en français et en grec, sa
langue maternelle. Il a reçu en 2007 le Grand prix du roman de l'Académie
Française.
3.
Dans l’Antiquité, la première
occurrence de l’Europe est mythologique. Elle réapparaît au 19e siècle avec la
vision de V. Hugo «de construire les États-Unis de l’Europe».
4.
La renaissance des Jeux Olympiques antiques par Pierre de Coubertin. Les Jeux
souhaitent véhiculer
un idéal
de paix et d'humanité, un rêve commun pour tous.
B.
Raisons politiques et économiques
5.
Les droits de
l’homme furent le préambule de la constitution française au lendemain de la
révolution française et apparaissent depuis dans toutes les constitutions des
pays démocratiques.
6.
La France est un
des pays fondateurs de l’Europe (France,
Allemagne, Italie, Belgique, Pays-Bas et Luxembourg).
7.
La France fait partie
du noyau de l’Union Monétaire Européenne ainsi que des pays de pointe dans le
domaine de la recherche scientifique et aéronautique.
8.
La France est l'un des premiers investisseurs en
Grèce. Avec plus de 150 entreprises françaises implantées dans des
secteurs très variés : banques, assurance, cimenterie, la grande
distribution, le tourisme…
C.
Raisons culturelles, littéraires et professionnelles
9.
Le grec est la
langue fondatrice de la culture occidentale dont un très grand nombre de termes
enrichissent les langues européennes, voire mondiales (avec les progrès de la technologie, un très grand nombre de
termes vient du grec : hybride, ozone, cube, mégabit, gène, schéma, auto,…).
10. Des hommes de lettres grecs ont été traduits en français par des penseurs
et intellectuels français (entre
autres, C. Kavafis par M. Yourcenar et Dominique Grandmont… Yannis Ritsos et Georges Seféris par Jacques Lacarrière… Alexandros Papadiamantis par Michel Saunier…etc.). De même, les auteurs-penseurs français demeurent parmi les plus
traduits en grec.
11. Les professeurs de français de tous les niveaux d’enseignement ont reçu une
formation approfondie et voire, en général, de 3e cycle
universitaire.
12. De nos jours, l’IFA (Institut Français d’Athènes) offre une large gamme
de diplômes (DELF, DALF, SORBONNE, CCIP) et de cours spécialisés dont la
finalité correspond aux attentes et aux inspirations des jeunes grecs car ils
renforcent et développent les compétences et les capacités de leur dynamisme et
de création.
13. De nombreux accords universitaires régissent les relations inter-universitaires entre la France et la
Grèce. Parmi les plus dynamiques et les plus récents, on soulignera les masters
Erasmus Mundus et les Masters francophones franco-helléniques.
14. Le français est le tremplin pour étudier, apprendre, communiquer et
véhiculer les idées au niveau européen et mondial.
(16)
Enseignement-apprentissage du
FLE et multimédia :
le cas du dictionnaire électronique bilingue
dans le secondaire public grec
Angélique
AGGELETAKI
Collège de Mesovounia, Céphalonie
La présence du français en Grèce remonte au milieu du 19e siècle. Langue
de culture, langue de diplomatie, de prestige et des salons, elle était
officiellement enseignée dans les écoles publiques grecques en tant que
première et seule langue étrangère jusqu’à la moitié du XXe siècle.
Dès lors, le français a commencé à céder devant le développement croissant de
la langue anglaise. Pendant un certain temps, l’anglais et le français ont coexisté
au sein de l’éducation nationale hellénique, puisqu’on enseignait l’une ou
l’autre langue étrangère dans les établissements scolaires. Puis, le français
est devenu la langue seconde d’option obligatoire au même titre que la langue
allemande tandis que l’anglais tient depuis la première place dans
l’enseignement-apprentissage des langues vivantes en milieu scolaire. Tout
récemment, et plus précisément à partir de 2006-2007, le français et l’allemand
ont été introduits dans les deux dernières classes du primaire comme langues
secondes d’option obligatoire. En outre, dès 2008-2009, on a ajouté aux
programmes analytiques du secondaire, une troisième langue, à savoir l’italien,
et l’année suivante, une quatrième langue, l’espagnol.
Ainsi, face à cette donne marquée par l’offre élargie des langues
étrangères auprès des élèves-apprenants du secondaire, il est évident qu’un
défi important est lancé : œuvrer pour la promotion de la langue-culture
française dans un contexte multilingue, voire plurilingue. Pour pouvoir étudier
cet objectif-défi, il faut surtout se pencher sur le terrain et les pratiques
en classe de FLE. À cela s’ajoute aussi, l’essor des nouvelles technologies
mises au service de l’éducation, de l’information et de la communication. Il est nécessaire de profiter
des moyens multimédia conçus à des fins pédagogiques en vue de répondre aux
nouvelles demandes et satisfaire les besoins divers des élèves-apprenants du
FLE. Certes, intégrer l’outil multimédia en classe de langue n’est pas une panacée
ni «un bel outil à la mode. Il entre dans le cadre de finalités bien
déterminées.»1
Partant du constat qu’à l’école, l’utilisation du dictionnaire tant en
langue maternelle qu’en langue étrangère n’est pas assez fréquente, je pensais qu’il
fallait bien l’introduire dans la pratique de classe. D’autant plus que le
jeune public scolarisé considérait le dictionnaire, surtout celui bilingue,
comme un livret de corrigés qu’un véritable moyen d’apprendre des mots et des
expressions et d’enrichir son vocabulaire. De plus, «le multimédia, voire
les NTIC, sont pleinement appropriés à la réalité numérique contemporaine et
font partie de l’univers quotidien de chaque personne, et notamment des jeunes
adolescents» (cf. Lemeunier).
Via ces outils, l’accès rapide au savoir est facilité et les connaissances sont
promptement mises à jour. Enfin, prenant en compte qu’«en tant que trait
d’union pour des publics très variés et dont les requêtes sont par définition
illimitées, le dictionnaire renforce son caractère multifonctionnel en devenant
électronique. Et le dictionnaire électronique, plus que son
homologue papier, se redéfinit alors en tant que phénomène pluriel.» (cf. Pruvost,
2000, 170).
En fait, les adolescents scolarisés auraient la possibilité d’entrer en
contact avec ce support et le consulter, d’une part, et s’initier par ailleurs
à la dimension interculturelle offerte par le dictionnaire bilingue, d’autre
part. Car, un tel dictionnaire est le pont entre, au moins, deux
langues-cultures. De ce fait, lorsqu’on s’approche de la langue de l’autre, on
peut former une certaine vision de sa mentalité, sa vie, ses idées, sa façon de
percevoir les choses en même temps que l’on apprend mieux soi-même et
approfondir davantage notre langue et notre culture 2.
Pour ce faire, j’ai utilisé deux dictionnaires électroniques
bilingues : Le e-DicoTegos FR<>GR des
Editions Tegos et le e-Dico des Editions Magenta. Comme je me sers depuis
longtemps du premier support électronique, on a essentiellement travaillé en
classe avec celui-ci, sans pour autant négliger le second dictionnaire. En
outre, je consultais, régulièrement, en dehors de la classe le Petit Robert
version papier pour avoir également la vision française. Et enfin, j’ai aussi
consulté le dictionnaire en ligne www.freelang.com.
Cette entreprise a été réalisée dans un collège périphérique au nord de
Céphalonie, le collège de Mesovounia. C’est là où je travaille depuis quatre
années scolaires en tant qu’enseignante de FLE. Tout
le parcours didactique s’est effectué dans la salle de classe même et avec
l’aide de mon ordinateur portable personnel. Ainsi, il s’agit d’un public de
neuf jeunes adolescents en deuxième classe du collège grec ayant un niveau de
français débutant. A cet égard, il faut préciser que pendant les années du
primaire, ces élèves-apprenants n’ont eu aucun contact avec le français. Même
si ils ont déjà fait une année scolaire de français, leur niveau est encore
précoce. Par la suite, nous nous sommes appuyés sur la méthode Action.fr-gr
1 3 et nous avons étudié la scène 3,
intitulée «Mes loisirs préférés !», voir ci-après. La méthodologie didactique adoptée était communicative, interactive
et actionnelle. Le cours s’est étalé sur trois séances didactiques de 45
minutes chacune. Quant à l’objectif général, l’accent est mis sur le
développement des compétences linguistiques et sociolinguistiques en vue de
créer et d’utiliser du vocabulaire. La fiche pédagogique est présentée ci-après
de façon schématique :
|
FICHE PÉDAGOGIQUE Niveau : Adolescents débutants Classe : 2ème année du collège grec Moyens pédagogiques : - Méthode Action.fr-gr 1 -
Dictionnaires électroniques bilingues Français <> Grec & Ordinateur |
|
Méthodologie didactique : Communicative,
interactive, actionnelle Durée :
3 séances didactiques (45 minutes) Modes de travail : Groupe de 9
élèves, en tandem, seul Objectif général : Développer les compétences linguistiques et
sociolinguistiques
création et utilisation de
vocabulaire |

1.
Exploitation de la scène 3
1.1. Première séance didactique
Le professeur a choisi de travailler avec son public sur le dialogue
d’ouverture parce que cette partie donne le ton de l’unité et comprend tout ce
que l’on est censé y apprendre. Le prof invite les élèves à lire la consigne en
grec et à essayer de la traduire ensemble en français - le prof avec l’aide de
ses élèves. Le professeur écrit sur le tableau : Vendredi après-midi :
Nikos est/se trouve chez Linda/à la maison de Linda et parle avec elle/parlent ensemble de ce
qu’ils vont faire le soir et le week-end.
C’est une occasion pour le public jeune de se sentir à l’aise avec la
langue-cible à travers cette tentative de traduction. De même, la compréhension
de la consigne a démontré l’utilité de la médiation, partie intégrante du
CECRL. De cette façon, on prend en compte sa langue maternelle. D’ailleurs, la
compréhension de la consigne a été basée sur quatre axes, à savoir la
médiation, le rappel, les phrases-paquet à apprendre données directement par le
prof pour pouvoir avancer et l’appel aux équivalents/synonymes de la langue
anglaise. Ensuite, on a fixé les objectifs de la scène 3 :
a. Le dialogue a lieu à quelle heure et quel
jour ?
b.
Les activités proposées par les personnages
Faute de CD audio, le prof a enregistré le dialogue à l’aide de deux
francophones. Les élèves-apprenants ont écouté cet enregistrement deux fois
pour mieux comprendre le contenu, ont lu en tandem le dialogue et vignette par
vignette pour que toute la classe soit en éveil, et ont observé les images tout
en soulignant le lexique inconnu.
LEXIQUE INCONNU (souligné par les élèves) :
|
- On joue = - jeux vidéo = - On écoute = - Zut ! = - Je déteste = - heure = - On regarde = - Il y a = - avec = με, μαζί - demi,e = - D’accord = - beaucoup = |
- rigolo = - tu préfères = - drôle = αστείος-α - On va = - demain = - On passe = - Jeux Olympiques = - libre = - je joue = - Désolé ! = - après-midi = - J’adore = |
Après avoir expliqué aux jeunes apprenants comment le support
électronique fonctionne, les élèves-apprenants se sont lancés un par un à la
recherche du nouveau lexique.
NOUVEAU LEXIQUE (puisé à l’e-dico) :
|
- On joue (jouer) = παίζουμε - jeux vidéo (les) = τα βιντεοπαιχνίδια - jeu (le) = το παιχνίδι - On écoute (écouter) = ακούμε - Zut ! = φτου!, πωπώ! - Je déteste (détester) = απεχθάνομαι - heure (une) = η ώρα - On regarde (regarder) = βλέπουμε - Il y a = υπάρχει,
υπάρχουν - avec = με,
μαζί - demi,e = μισός-ή - D’accord = εντάξει! - beaucoup =
πολύ |
- rigolo,te = αστείος-α - tu préfères (préférer) = προτιμάς - drôle = αστείος-α - On va (aller) = πάμε - demain = αύριο - On passe (passer) = περνώ, - Jeux Olympiques = οι
Ολυμπιακοί
Αγώνες - libre =
ελεύθερος-η - je joue (jouer) = παίζω - Désolé ! = λυπάμαι - après-midi (un) = το απόγευμα - J’adore (adorer) =
λατρεύω |
1.2 Deuxième séance didactique
Pendant cette séance, nous avons procédé à une deuxième écoute et à une deuxième
lecture du dialogue initial dans le but de renouer avec la séance précédente
(rappel). Puis, les élèves-apprenants ont relu le dialogue tout en échangeant
les rôles et en ayant devant eux le nouveau lexique. Enfin, le professeur a
incité les élèves-apprenants à répondre aux objectifs de la scène 3, Mes
loisirs préférés !, fixés lors de la première séance.
1.3 Troisième séance didactique
Cette séance a été entièrement réalisée à l’aide du dictionnaire
électronique bilingue. En effet, notre objectif était l’enrichissement du
vocabulaire et des expressions à travers le repérage des synonymes. Avant de se
lancer dans cette recherche, le professeur a montré à ses élèves-apprenants
comment chercher des synonymes dans le e-dicoTegos
bilingue. Et ces derniers s’y sont appliqués à tour de rôle.
SYNONYMES À TROUVER :
|
1/ J’en ai marre 2/ Je déteste 3/ Quelle heure il est ? 4/ D’accord 5/ Tu aimes bien 6/ rigolo |
7/ Tu préfères 8/ drôle 9/ je suis libre 10/ Désolé ! 11/ Super ! 12/ J’adore |
LE TRAVAIL FINAL
RÉALISÉ PAR LES ÉLÈVES :
|
|
1. -On
joue aux jeux vidéo ? -Ouf, pffff! Non, j’en ai assez. 2. -On
écoute de la musique hip-hop ? -Oh, non! Zut! Je hais ça! 3. -Quelle
heure est-il ? -Il est six heures et
quart. 4. -On
regarde la télé ? Il y a «Astérix et
Obélix, Mission Cléopâtre», avec Gérard Depardieu, à six
heures et demie! -Ça y est ! Ça te plaît Gérard
Depardieu ? |
|
|
5. -Oui,
beaucoup! Il est très marrant/comique/amusant.
Et toi, quel acteur tu aimes
bien ? -Moi, je préfère Christian Clavier. Il est très blagueur/humoristique/agréable. 6. -J’ai
une idée! On va au cinéma demain, à cinq heures ? On passe «Astérix et Obélix
aux Jeux Olympiques». -Oh, non ! Demain, à cinq heures, je joue au tennis, mais je peux être/venir à sept heures.
7. - Excuse-moi, je regrette ! À sept heures, je joue du
violon. -Dimanche après-midi? -Formidable/Génial/Chouette! J’aime beaucoup Astérix. |
Ensuite, il est nécessaire de signaler trois points. En premier lieu, la
reformulation de la question Quelle heure
il est ? en Quelle heure est-il ? En deuxième lieu, le professeur a
parfois donné le synonyme correspondant au niveau de ses élèves-apprenants,
comme par exemple l’expression Ça te
plaît, afin de faciliter la procédure. Et en dernier lieu, il a fait appel
à leurs connaissances antérieures pour exprimer autrement un mot ou une phrase,
par exemple : je peux être/venir,
là où il était plus difficile de trouver un synonyme convenable à leur niveau.
En somme, il en résulte que tout au long de ce parcours de trois séances didactiques, nous avons pu faire
certaines constatations :
·
Les
élèves-apprenants éprouvaient du plaisir et de la joie pendant le cours. Ils
étaient plutôt intéressés par la leçon et plus motivés à y participer et à agir
(perspective actionnelle). Certes, il y avait ceux qui étaient plus courageux à
prendre la parole et ceux qui hésitaient en raison de leur caractère timide.
·
Ils choisissaient
des synonymes tantôt qui correspondaient à leur niveau de langue tantôt plus
soutenus et d’un niveau élevé. C’était là une de mes responsabilités en tant
que professeur, d’intervenir pour leur suggérer le synonyme le mieux approprié.
·
Il s’ensuit que le
rôle de l’enseignant n’est ni dévalorisé ni réduit. Mais il revêt une nouvelle
fonction et vocation moderne, celle de l’informateur-médiateur.
·
Avec cette méthode
de travail en classe, il est nécessaire de consacrer trois séances didactiques
pour bien aborder et étudier la leçon. Les avantages requis par cette tentative
sont toutefois considérables puisqu’ils font valoir et développent l’expression
orale des élèves-apprenants.
·
Ce premier essai
probatoire devrait être testé auprès des publics scolarisés beaucoup plus
nombreux afin de vérifier ces premiers résultats encourageants.
Tout en considérant les difficultés pratiques de cette méthode de
travail en classe, l’effort continu, me semble-t-il, apportera des
résultats significatifs, soulèvera des enjeux et ouvrira de nouvelles
perspectives dans l’enseignement-apprentissage de FLE, voire des langues
vivantes en milieu scolaire.
_________________
1.
2004, « Scénarios pédagogiques », Contact+, no 28
(octobre-novembre-décembre), 55-56.
2. DE CARLO M., 1998, L’interculturel,
Paris, CLE INTERNATIONAL, (DIDACTIQUE DES
LANGUES ÉTRANGÈRES).
3. GIOGIA M. et PAPOUTSAKI I., 2009, Action.fr-gr 1.
Nouvelle méthode de français, Athènes,
Ministère de l’Education Nationale et
Institut Pédagogique.
Références
bibliographiques
§ ANGELOPOULOU D., 2006 [consulté le 12 décembre 2010], Le français dans
l’enseignement scolaire grec, ÉduFLE.net : Politique
linguistique et FLE, disponible sur : < www.edufle.net >
§ 2004, « Scénarios pédagogiques », Contact+, no 28 (octobre-novembre-décembre), 55-56.
§ DE CARLO M., 1998, L’interculturel,
Paris, CLE INTERNATIONAL, (DIDACTIQUE DES LANGUES ÉTRANGÈRES).
§ Freelang.com -
Dictionnaire en ligne Grec-Français et Français-Grec, 2009, Brunin C., Disponible sur : < http://www.freelang.com/dictionnaire/grec.php>
§ GIOGIA M. et PAPOUTSAKI I., 2009, Action.fr-gr
1. Nouvelle méthode de français, Athènes, Ministère de l’Education
Nationale et Institut Pédagogique.
§ LEMEUNIER V., 2000, « Les nouvelles
technologies au service de la motivation », Actes du Xe
congrès mondial des professeurs de français, Tome 2 (Paris 17-21 juillet
2000), 89-96.
§ PRUVOST J., 2000, « Dictionnaires et
nouvelles technologies, métamorphoses de l’outil et nouvelles pluralités des
pratiques », Actes du Xe congrès mondial des professeurs de
français, Tome 2 (Paris 17-21 juillet 2000), 166-172.
§ ROBERT P., 2002, Le nouveau Petit Robert,
Paris, DICTIONNAIRES LE ROBERT (sous la direction de REY-DEBOVE J. et REY
A.).
§ SYROS T. 2006, e-Dico
Français-grec et Grec-français, EDITIONS MAGENTA, CD-ROM.
§ TEGOS C., 2007, e-Dico FrançaisרGrec – Dictionnaire
Électronique, EDITIONS TEGOS, CD-ROM.
(15)
Dictionnaire
électronique : la nouvelle donne dans l'apprentissage des langues en milieu scolaire et professionnel (e-DicoTegos Français<>Grec & e-DicoTegos
English<>Greek)
Le
dictionnaire est un outil indispensable. Nous avons tous un traditionnel
dictionnaire rangé sur une tablette que l'on consulte occasionnellement. Mais, depuis
quelques années, la technologie et l'informatique ont joué un grand rôle dans
l'évolution du dictionnaire. La présence du dictionnaire électronique a changé
la donne dans l’apprentissage des langues en milieu scolaire et professionnel.
Comme dans la version papier, le dictionnaire électronique fournit les mêmes
informations, mais a l'avantage d'être compact, très rapide et permet à
l’usager d’entendre, entre autres, la phonétique de chaque mot/phrase…
Pionner
dans ce domaine nouveau et après avoir édité un dictionnaire bilingue Français<>Grec version papier (1998), les Éditions TEGOS ont
créées et présentées dans les années 2000 un dictionnaire électronique
bilingue : e-DicoTegos Français<>Grec de 200.000 mots/phrases avec phonétique
autocorrective, synonymes, et la possibilité d’insérer de nouvelles entrées…
Aujourd’hui,
outre les 300.000 mots/phrases toujours en augmentation, les Éditions
TEGOS ont développé un logiciel capable de soutenir les élèves, les professeurs
et les professionnels dans l’apprentissage, l’enseignement et la pratique du
français et de l’anglais mais aussi tous ceux qui voudraient apprendre le grec.
En
effet, riches d’un travail-expérience assidu et suivi, nous avons pu élaborer
deux dictionnaires électroniques : e-DicoTegos
Français<>Grec & e-DicoTegos English<>Greek (¹) permettant aux usagers de connaître ou/et de vérifier le sens
(équivalent), l’orthographe d’un mot ou phrase, leur phonétique et d’établir des
lexiques et des vocabulaires de cours…
En
somme, les dictionnaires électroniques bilingues e-DicoTegos
Français<>Grec & e-DicoTegos English<>Greek des Éditions TEGOS (²) constituent un outil capable d’être maîtrisé
et utilisé efficacement dans une variété de situations tant sur le plan
scolaire que socioprofessionnel puisqu’ils offrent de très nombreux avantages
dont les plus importants sont les suivants :
● la possibilité d’entendre et de
prononcer la phonétique de chaque mot/phrase français(e) ou anglais(e) afin de
pouvoir s’autocorriger,
● l’équivalent exact de chaque mot français
ou anglais en grec et de chaque mot grec en français ou en anglais illustré par
des exemples,
● la possibilité d’insérer de
nouvelles inscriptions - New Inscription, c’est-à-dire, mot/phrase,
● la possibilité d’écouter et
d’enregistrer des documents sonores, d'une part, et de voir des vidéos,
d'autres part, en vue de perfectionner la compréhension et l’expression orales
ainsi que d'améliorer et d'approfondir la compréhension et la discrimination
auditive et visuelle,
● la construction de lexiques, de
vocabulaires de cours et d’exercices de grammaire avec la possibilité
d’impression, d’enregistrement, de fusion, d’autocorrection et d’évaluation
automatiques,
● l’enrichissement et l’amélioration du
vocabulaire à travers LePendu (HangMan);
jeu de mots qui prennent en compte les parties du discours et les listes et les
vocabulaires de cours,
● le traducteur automatique de
mots en environnement Word,
●
les synonymes de
mots avec leurs équivalents, et
● la possibilité d’écrire en
français, en anglais ou/et en grec au Text Editor
avec la police de caractères de e-DicoTegos Français<>Grec & e-DicoTegos English<>Greek.
Les
dictionnaires électroniques bilingues : e-DicoTegos
Français<>Grec & e-DicoTegos English<>Greek sont compatibles avec
Windows ’98, 2000, Me, Prof, Xp, Vista, Win 7.
(¹). e-DicoTegos Français<>Grec 2010. EDITIONS TEGOS
- www.editionstegos.com
e-DicoTegos
English<>Greek
2010. EDITIONS TEGOS
(²). ΚΠγ
A1-A2 Κρατικό
Πιστοποιητικό
Γλωσσομάθειας
2010. EDITIONS TEGOS
(14)
RÉUSSIR LA COMPRÉHENSION ORALE
NOUVEAU DÉFI DANS L’APPRENTISSAGE DES LANGUES
ÉTRANGÈRES
L'acte
de comprendre n'est pas une simple activité de réception. Dans l’apprentissage
d’une ou de plusieurs langues étrangères, la compréhension orale suppose la connaissance
du système phonologique, la valeur fonctionnelle et sémantique des structures
linguistiques véhiculées, mais aussi la connaissance des règles
socioculturelles de la communauté dans laquelle s'effectue la communication
sans oublier les facteurs extralinguistiques comme les gestes ou les mimiques.
La
compétence de la compréhension orale est donc, et de loin, la plus difficile à
acquérir, mais la plus indispensable. Introduire une pédagogie de l'écoute (¹) pour apprivoiser
l'oreille et favoriser le temps d'exposition à la langue étrangère et aux
différents types de discours sont nécessaires dès les débuts de l'apprentissage
de langues étrangères même si l'accès au sens n'est que partiel.
Pour
agir efficacement, on doit faire porter l'évaluation de la compréhension orale,
tant sur le dénombrement des erreurs phonologiques ou linguistiques que sur la
construction du sens par des tâches précises à accomplir avant l'écoute.
Ainsi,
il est nécessaire de mettre l'apprenant en situation d'écoute active en lui
donnant des tâches précises à accomplir avant l'écoute du document ; il est
possible également de le préparer à l'écoute par des activités de
remue-méninges (discussion sur le thème, le contenu des exercices ou les
aspects culturels abordés, activités ludiques centrées sur le vocabulaire,…
etc.) : cette stratégie permet d'établir une connivence propice à une situation
active d'écoute et se présente comme une aide à la compréhension.
Dans
ce cadre, l'enseignant jouera un rôle important en guidant les apprenants et en
les soutenant dans leur démarche.
Pour
optimaliser progressivement la maîtrise de la compréhension orale de
l'apprenant, le recours à des exercices d'écoute est indispensable.
Tout
d’abord, la prélecture effective des
exercices/questions avant l'(les) écoute(s) nous semble plus que nécessaire. Après la première écoute du document,
on peut demander les apprenants de focaliser leur attention sur les détails de
la situation en répondant simplement à des questions du type :
Qui
? Qui fait quoi ? À qui ? Où ? Quand ? Pourquoi ? Comment ? Combien ? ...
Ainsi,
selon le cas, l'enseignant et les apprenants de FLE pourront établir/adopter, à
l’aide des « questions-déclencheurs »
ci-dessus, une stratégie afin de maîtriser la compréhension orale, en trois
phases générales :
a. Le registre formel et/ou informel
représente les manières de réaliser les intentions rattachées ou pas tout à
fait au sujet du document sonore. - C'est la phase de la découverte - discrimination. Elle permet de prendre connaissance du
sujet abordé à travers la lecture et la compréhension des questions.
b. Les domaines d'étude (travail, école, réseaux sociaux, connaissances,
loisirs, voyages, langues étrangères, visites et échanges, intérêts,
expériences, événements, impressions, rêves, projets d'avenir…) définissent la
connaissance de la méthode nécessaire pour guider la réalisation d'une
intention dans une situation donnée. C'est la phase de l'information - identification. Elle apportera un éclairage
explicatif et justificatif grâce à l'étude contextuelle du sujet.
c. La sensibilisation à l'expression spécifie ces aides
méthodologiques et permet la représentation des intentions afin d'anticiper le contenu du document sonore
et de faciliter sa compréhension pour la phase de passation de l'écoute. C'est la phase de l'entraînement - maîtrise.
Elle est composée d'exercices
interactifs et autocorrectifs d'application. C'est
aussi le moment de l'autonomie où les apprenants présentent leur production
finale (réponse aux questions) et où l'écrit oralisé peut combler, aussi, les
manques et/ou les défauts relevés.
Ces
trois phases-outils brièvement décrites ci-dessus aideront le(s) professeur(s)
de FLE à préparer ses (leurs) apprenants à être plus efficaces sur le plan de
la gestion et de l'expression de leurs connaissances et de mieux les aider à
affronter les défis humains et technologiques qui les attendent en milieu
scolaire, social et professionnel.
La
compréhension orale représente une des compétences qui permettront aux
apprenants de relever ces défis. Bien comprendre, c'est apprendre à être précis
et efficace dans son discours et dans sa réponse. Faire valoir ses idées et ses
qualités de communication et de conviction par écrit (²) ou oralement,
c'est maîtriser un moyen stratégique quotidien de survie impulsé par les
nouvelles technologies de l'information et de communication.
L’acquisition
et la maîtrise des procédures «diversifiées» d'exploitation de la compréhension
orale ne sont plus que jamais requises.
(¹) Réussir la compréhension orale - niveaux
B1-B2 du CECRL : EDITIONS TEGOS. 2009
44 dossiers d’exercices d’écoute : écouter, comprendre et répondre (nouvelle publication)
(²) Réussir la production écrite des niveaux B1-B2 :
EDITIONS TEGOS. 2007
28 dossiers de méthodologie de la production écrite (essai) :
repérage, écrémage, plan, reformulation, développement
Réussir la production écrite des niveaux C1-C2 :
EDITIONS TEGOS. 2008
24 dossiers de méthodologie de la synthèse et de la production écrite
(essai) : repérage, écrémage, plan, distillation, reformulation,
développement
(13)
ΠΑΡΑΔΡΟΜΗ
ή ΑΝΕΥΘΥΝΟΤΗΤΑ
;
η
νέα μέθοδος
γαλλικής του
ΥΠΕΠΘ :
« Action.fr-gr 1 & Action.fr-gr 3 » για τις Α'
& Γ' τάξεις
Γυμνασίου
Από
τις αρχές του 2009
έχουμε τη
δυνατότητα να
μελετήσουμε τα
δύο επίπεδα
της νέας
μεθόδου
γαλλικής Action.fr-gr 1 & Action.fr-gr 3 για τις Α' και
Γ' τάξεις
Γυμνασίου.
Ως
άμεσα
ενδιαφερόμενος,
κατέβασα τα
αρχεία Pdf των Action.fr-gr 1 & Action.fr-gr 3 από
την
ηλεκτρονική
διεύθυνση http://pi-schools.sch.gr/gymnasio/.
Μετά από
σφαιρική
μελέτη, η
διαπίστωσή μου
είναι ότι
πρόκειται για
μια ενδιαφέρουσα
προσπάθεια η οποία
στηρίζεται σε
σύγχρονες
παιδαγωγικές
μεθόδους
εκμάθησης των
ξένων γλωσσών,
αφού η διαπολιτισμική
και
πολυπολιτισμική
συνείδηση
αναπτύσσεται
μέσα σε
καθημερινά
περιβάλλοντα,
οικεία στον
έλληνα έφηβο
και ενισχύεται
με πρωτότυπες
ελεγχόμενες
επικοινωνιακές
ενέργειες,
όπως η
παρουσία της
διαμεσολάβησης
στην παραγωγή
γραπτού και
προφορικού
λόγου (Action.fr-gr 1), πυλώνας
στήριξης και
εδραίωσης του
Κρατικού Πιστοποιητικού
Γλωσσομάθειας
(ΚΠγ).
Πρέπει,
εδώ να τονίσω
την παιγνιώδη,
ψυχαγωγική και
αισθητική διάσταση
της μεθόδου Action.fr-gr 1 & Action.fr-gr 3 που εντείνει
το ενδιαφέρον
των νέων για
την απόκτηση
γνώσεων,
διευκολύνει
την
επικοινωνία
στα γαλλικά
και συμβάλλει
στη συνέχεια
και συνοχή της
εκμάθησης της
γαλλικής στις
επόμενες
τάξεις.
Παρόλα
αυτά, η νέα
μεθόδος
γαλλικής του
ΥΠΕΠΘ Action.fr-gr 1 & Action.fr-gr 3 για τις Α' και
Γ' τάξεις
Γυμνασίου
παρουσιάζει
τρία βασικά
μειονεκτήματα
ικανά, κατά τη
γνώμη μου, να
συντελέσουν
ώστε να
καταστεί η
παραπάνω
μέθοδος άκυρη
και να μείνει
ανενεργή:
1. Στο βιβλίο
του καθηγητή
επισημαίνεται,
κατά λέξη, ότι η
γαλλική
μέθοδος Action.fr-gr 1 σχεδιάστηκε
και εκπονήθηκε για
μάθημα τρίωρης
διδασκαλίας
την εβδομάδα
για την Α’ τάξη
του Γυμνασίου,
(βλέπε σελ. 7),
παρόλο που, σύμφωνα
με το σημερινό
καθεστώς, η
διδασκαλία της
δεύτερης ξένης
γλώσσας στο
Γυμνάσιο έχει
περιοριστεί σε
δύο ώρες από το
2005 με υπουργική
απόφαση (¹).
2. Η νέα γαλλική
μέθοδος Action.fr-gr 1 σε κάθε
θεματική
ενότητα
περιλαμβάνει
δοκιμασίες για
την
προετοιμασία
στις εξετάσεις
του Nouveau DELF niveau A1 (version junior) του
Γαλλικού
Ινστιτούτου
Αθηνών (IFA)
και όχι και
του Κρατικού
Πιστοποιητικού
Γλωσσομάθειας
(ΚΠγ), επίπεδο
Α1-Α2, (βλέπε σελ. 8, 9)
βιβλίο
καθηγητή και βιβλίο
μαθητή, ειδικό
κεφάλαιο σε
όλες τις
θεματικές
ενότητες με
τίτλο: Vers le niveau Al.
3. Στη νέα
μέθοδο
Γαλλικής του
ΥΠΕΠΘ Action.fr-gr 1 & Action.fr-gr 3 για τις Α' & Γ'
τάξεις του
Γυμνασίου δεν
γίνεται καμία
αναφορά στο
ΚΠγ, παρ’ όλο που
οι
προτεινόμενες
δραστηριότητες
συνδέονται με
το format (²) του ΚΠγ
Α1-Α2 και παρ’ ότι
το ΥΠΕΠΘ είναι
ο βασικός φορέας του ΚΠγ,
το οποίο
περιλαμβάνεται
στο
«προσοντολόγιο»
του ΑΣΕΠ και σε
όλες τις
διμερείς
μορφωτικές
συμφωνίες που
συνάπτει το
ΥΠΕΠΘ.
Εξάλλου,
η ερευνητική
ομάδα του ΚΠγ
έχει θέσει ως
σκοπό να
συνδέσει την
πιστοποίηση με
όλες τις
βαθμίδες
εκπαίδευσης
κάτι που
αιτούνται
ξεκάθαρα και
σταθερά οι
πανελλήνιες
ενώσεις
γαλλικής και
γερμανικής.
Υπό
αυτές τις « περίεργες και
αντιφατικές»
συνθήκες,
αποφάσισα να
θέσω τα παραπάνω
ερωτήματα στη
διεύθυνση του
ΥΠΕΠΘ το οποίο
ζήτησε αμέσως
από το
Παιδαγωγικό
Ινστιτούτο
«εισήγηση λόγω
αρμοδιότητας».
Εν
αναμονή της
απάντησης και
λαμβάνοντας
υπ’ όψιν το
σημερινό
γενικό κλίμα
και ιδιαίτερα
την επικρατούσα
δυσμενή
κατάσταση στο
χώρο των
καθηγητών γαλλικής
δημοσίου αλλά
και ιδιωτικού
τομέα (³),
καλώ όλους
τους
ενδιαφερόμενους
καθηγητές να
μελετήσουν τη
νέα μέθοδο
γαλλικής Action.fr-gr 1 & Action.fr-gr
3
ώστε να έχουν
προσωπική
γνώμη για να
προασπίσουν με
τον καλύτερο
δυνατό τρόπο
την εκμάθηση
της γαλλικής
γλώσσας.
Βέβαια, τον
πρώτο λόγο
στην ενημέρωσή
μας έχουν, λόγω
αρμοδιότητας,
και οι
δεκαπέντε (15) σχολικές
σύμβουλοι της
γαλλικής
γλώσσας στη
δευτεροβάθμια
αλλά και στην
πρωτοβάθμια
εκπαίδευση, αναμένομεν...!
(¹) 54530/
Γ2/02-06-2005 Ωρολόγιο
πρόγραμμα των
μαθημάτων των
Α΄,Β΄,Γ΄ τάξεων
του ημερησίου
Γυμνασίου.
(²) http://www.kpg.ypepth.gr/Είσαιυποψήφιος/Προδιαγραφέςεπιπέδων/tabid/95/Default.aspx
http://www.kpg.ypepth.gr/kpg_portal/tabid/128/Default.aspx
(³) Είναι της
πάσης γνωστό
ότι το ωράριο
στη δευτεροβάθμια
εκπαίδευση
συμπληρώνεται
με τις
αναθέσεις και
ότι η
επικείμενη
συρρίκνωσή του
- λόγω της εισαγωγής
δύο ακόμη ξένων
γλωσσών,
ιταλικής και
ισπανικής - θα εντείνει
το πρόβλημα
του ωραρίου.
(12)
Comment procéder pour réussir la production écrite des niveaux
DELF B1, B2 - DALF C1, C2 et la synthèse du niveau DALF C1
Pour réussir la production écrite et la synthèse ¹, on doit mettre en œuvre un ensemble de
stratégies qui faciliteront les tâches des apprenants. L’objectif final, c’est
pouvoir comprendre un ou plusieurs textes tout en étant capable de formuler des
hypothèses sur une idée implicitement émise par l’auteur. Pour cela, utiliser
des connaissances antérieures, faire une lecture critique, utiliser le contexte
en cas de difficulté.
Pour ce faire, quelques techniques pratiques de
procédures (quatre, cinq ou six selon le cas) peuvent être adoptées.
Soit, quatre (a, b, c, e) pour la synthèse du niveau C1, cinq (a, b, c, e, f) pour la production écrite des niveaux B1, B2, C1 et six
(a, b, c, d, e, f) pour la production écrite du niveau C2 :
a. repérage (souligner les idées importantes, les reformuler et définir les axes
d’orientation...),
- (η
επισήμανση των
σημαντικών
ιδεών / ο
εντοπισμός με
επαναδιατύπωση
των σημαντικών
ιδεών)
b. écrémage (mettre les idées
reformulées en groupe selon leur importance, leur envergure, leur dynamique et
selon des axes d’orientation choisis...),
- (η
αφαίρεση των
επαναδιατυπωμένων
σημαντικών ιδεών
/ η αφαιρετική
διήθηση των
επαναδιατυπωμένων
σημαντικών
ιδεών / η
αφαιρετική
εξαγωγή - διύλιση
- των
επαναδιατυπωμένων
σημαντικών
ιδεών)
c. faire le plan (étapes et stratégies
à développer : cette étape se fait par
l'intermédiaire d'activités telles que la comparaison, la classification, la
mise en relation......),
- (η
αναδιάταξη και
η υιοθέτηση
στρατηγικών
ανάπτυξης των
επαναδιατυπωμένων
σημαντικών
ιδεών μετά την
αφαιρετική
τους διήθηση)
Attention : Pour le Niveau
DALF C2, on a rajouté une
nouvelle
étape : la distillation
d. distillation : Balisage d’idées (faire le balisage des idées écrémées et du
plan… mettre en exergue les idées ainsi révélées pour la phase de la synthèse
d’idées, du développement et/ou du raisonnement…)
-
(η διύλιση / η
συνθετική
επεξεργασία -
συνδυαστική και
συγκριτική
στόχευση - των στρατηγικών
ανάπτυξης)
e. reformulation
/ synthèse (synthèse d’idées : se donner des
objectifs de communication, activer ses idées, les mettre en ordre...),
- (η
ανάπτυξη της
διύλισης / η
ανάπτυξη των
στρατηγικών
ανάπτυξης - η
σύνθεση - η
συνθετική
επεξεργασία
των σημαντικών
ιδεών και η
τελική συνθετική
τους παραγωγή)
f. production
écrite (développement
final : déployer et étayer les idées, respecter le style et la
forme...),
- (η τελική
παραγωγή
γραπτού λόγου)
L'enseignant
de FLE dispose d'outils brièvement décrits ci-dessus pour l'apprentissage de la
production écrite en vue de préparer les apprenants à être plus efficaces sur
le plan de la gestion de leurs connaissances et de mieux les aider à affronter
les défis humains et technologiques qui les attendent au collège/lycée et à
l'extérieur du milieu scolaire.
La production écrite représente une des
compétences qui permettront aux apprenants de relever ces défis. Savoir
s'exprimer, faire valoir ses idées par écrit, c'est maîtriser un moyen
stratégique devant l'avènement des nouvelles technologies de l'information et
des communications.
(¹) - «Réussir la production écrite
des niveaux B1, B2 - La méthodologie de la production écrite » EDITIONS TEGOS - www.editionstegos.com
- « Réussir
la production écrite des niveaux C1, C2 et la synthèse du niveau C1 - La méthodologie de la production écrite et
de la synthèse » EDITIONS TEGOS - www.editionstegos.com
(11)
La motivation en classe de langue : devoir ou jeu ?
La motivation est au centre du débat
pédagogique. Les enseignants s'accordent à dire qu'elle éveille le désir
d'apprendre chez les apprenants. Mais, il semble qu’elle fasse souvent défaut
dans la classe.
Quels sont donc les obstacles à cette motivation
? Quelles sont les stratégies à adopter pour motiver le public aujourd'hui ? Y
a-t-il des antidotes à l'ennui et à la monotonie ? Comment retrouver le plaisir
d'enseigner, sans lequel il ne peut être question du plaisir d'apprendre :
moteur essentiel de la motivation ?
L'école entre de plus en plus en concurrence
avec la télévision, les jeux vidéo, la téléphonie mobile, Internet, ...
Plutôt que de s'insurger contre cette concurrence, nous devrions miser sur la
création d'activités variées développant la créativité et, surtout, la
motivation de l'apprenant. Car, l'école n'est pas un jeu vidéo (qui donne une
satisfaction immédiate), et on ne peut prétendre que les élèves tombent en
extase pour le cours de langue.
Si, le professeur doit naturellement faire des
efforts pour rendre ses cours intéressants ce n'est pas seulement ceci qui
suffira à pousser les élèves à faire les efforts personnels nécessaires pour
retravailler (en groupe ou seul chez lui) les structures essentielles à
l’apprentissage de langue(s). Pour la plus grande majorité des élèves, deux
heures de cours de langue par semaine ne seront pas une partie de plaisir, quoi
qu'on fasse. Ce qu'il faut, c'est les convaincre à jouer le jeu et à prendre
plaisir. Les élèves ont tendance à justifier leur refus de jouer le jeu
et de s'investir par l'impression que ce qu'ils apprennent ne sert presque à
rien. On demande donc au professeur de justifier l'utilité de sa matière.
Or, il faut savoir, que hormis quelques compétences
basiques (se présenter, se rencontrer et saluer, demander,…etc),
le contenu d’un chapitre particulier ne sert pas grande chose dans l'absolu.
Car, il est clair que la plupart des élèves ne s'en serviront que très peu dans
leur vie de tous les jours ou professionnelle (plus tard), et qu'au fond ne
s'en serviront que ceux qui auront choisi volontairement une voie où on s'en
sert, par exemple, le tourisme, l’économie... etc.
La vérité c'est que les connaissances scolaires,
concernant l’apprentissage des langues, servent dans leur globalité pour la
culture générale, quelques fois pour la préparation des diplômes¹ (Delf A1, A2, B1, B2)
et, exceptionnellement, pour la formation du raisonnement et de l'esprit
critique. On ne peut donc exiger du professeur qu'il justifie systématiquement
que ce qu'il fait sert. Toutefois, ce que le professeur doit faire en
permanence, c'est montrer à quoi ce qu'il enseigne peut servir. Là est toute la
nuance. C'est une exigence intellectuelle évidente qu'on ne peut se contenter
de justifier une notion par le fait qu'elle est au programme. Si elle est au
programme, il doit y avoir une raison. L'explicitation de ces raisons, intégrée
dans chaque leçon, permettra de rendre l’enseignement des langues plus
intéressant pour le professeur et pour l'élève motivé, et pour celui qui a
simplement décidé de jouer le jeu et faire ce qu'on lui demande.
L'école doit
prendre conscience qu'il y a dans la société des contre-pouvoirs² qui détruisent par la séduction ce qu'elle
bâtit à grand peine. Si on juge que l'école a un rôle important à jouer dans la
construction et l’évolution de la société, il faut qu'elle ose reconnaître
l'existence de ces contre-pouvoirs et aller contre eux lorsque cela s'avère
nécessaire dans un but éducatif. L'école a un pouvoir considérable (par le
temps que les élèves y passent chaque jour), il faut qu'elle s'en serve pour
porter un véritable projet de société.
C'est là que se
situe la véritable solution, bien plus que dans le bouleversement des pratiques
pédagogiques de formation ou d’orientation. Tout ceci n'enlève rien bien sûr à
la nécessité pour chaque professeur de s'interroger sans cesse sur la manière
d'améliorer sa pratique et de rendre son cours plus intéressant. Ainsi, il ira
de plus en plus à la rencontre de chaque élève, de sa spécificité et il fera
son cours en fonction d’une norme établie pour sa classe.
(¹). «Réussir la
Certification en Langue Française KPg B1, B2, C1»
EDITIONS TEGOS - www.editionstegos.com
«Réussir les nouveaux DELF A1, A2, B1, B2
& DALF C1, C2» EDITIONS TEGOS - www.editionstegos.com
«e-Dictionnaires :
Français<>Grec & English<>Greek»
EDITIONS TEGOS - www.editionstegos.com
(²). Le manque de
considération et de valorisation par les élèves, les parents, parfois par les
collègues ou la hiérarchie conduit souvent certains enseignants des cours de
langues à une démotivation importante. La démotivation naît d’un écart devenu
insupportable entre ce que l’on croit et ce que l’on fait…
(10)
Peut-on dynamiser l’apprentissage de
l’oral des langues en milieu scolaire ?
Le KPg¹
peut-il prétendre être un moyen et une voie donnant satisfaction à ce
défi ?
L'apprentissage de l'oral est une problématique
qui ne peut pas être éludée dans l'enseignement secondaire. Car, la nécessité
d’une formation à l’expression orale est particulièrement flagrante sur le
marché actuel. La démonstration de compétences orales lors d'entretiens de
recrutement et d’embauche est de plus en plus sollicitée/requise. La seule
acquisition d’un ou de plusieurs certificats ou diplômes de connaissance des
langues n’est plus ou ne sera plus suffisante et satisfaisante.
Le programme actuel de l’apprentissage des
langues en milieu scolaire, reste général, et n'indique pas de pistes précises
telles que cours, exercices et pratiques oraux donnant à
l'élève l'occasion :
- d'assurer son contrôle de la parole et de
stimuler son aptitude à la communication orale,
- de s’entraîner à la prise de parole spontanée
dans des débats ou des discussions,
- de savoir communiquer dans un certain nombre
de situations de la vie courante,
L'approche pédagogique de KPg,
dont les objectifs suivent le Cadre européen commun de référence pour les
langues (CECRL), crée des conditions d’apprentissages proches des conditions de
pratique réelle de la langue, soit :
1- Des échanges semblables à ceux de la vie quotidienne :
Les examens du KPg visent
l’évaluation des connaissances de la langue étrangère détenues par des usagers
grecs et tiennent compte des circonstances sociales de son usage, à l’inverse
des systèmes internationaux qui conçoivent le plus souvent leurs examens pour
une seule langue et indépendamment du profil socioculturel des usagers et de
l’environnement dans lequel elle sera utilisée².
2- Un usage authentique de la langue et non de dialogues
artificiels :
Le document authentique permet une approche
interculturelle amenant un regard sur l’autre dans le respect de son mode de
vie et de pensée et dont la richesse génère des confrontations linguistiques
diversifiées. Le document authentique n’est pas objet d’apprentissage en
lui-même. Il est au service de l’apprentissage, c’est pourquoi, il doit
s’insérer dans un apprentissage structuré et un cadre d’activités qui font sens
pour les élèves.
3- le vécu, les connaissances préalables et les centres d’intérêt sont pris
en compte et servent de point de départ et/ou de déclencheur :
S’appuyer sur des éléments connus dans ce qui
nous est inconnu est un processus qui, en outre, se sert de la capacité humaine
de transférer des expériences vécues, des significations et des structures
connues sur les nouveaux contextes. Le KPg invite
l’apprenant à faire appel à cette capacité lors du passage vers une nouvelle
langue. Le but est une détection et un apprentissage optimisés ;
l’apprenant doit tirer le meilleur parti de ce qu’il possède déjà, qu’il sait
déjà. Ainsi, le vécu, les connaissances préalables et les centres d’intérêt de
l’apprenant permettront à la fois un minimum de travail d’apprentissage et un
maximum de détections.
4- la classe devient un tissu vivant du monde extérieur, où naît une
véritable dynamique interculturelle, un vivier fructueux d’échanges.
À l’époque de la médiatisation mondiale et dans
la société multiculturelle, de nombreuses langues et cultures cibles sont
devenues accessibles, à tout moment, dans leur formes acoustiques et
visuelles ; les apprenants étant entourés de langues et de cultures
étrangères d’où la primauté de l’éducation interculturelle. Ainsi, nous pouvons
avancer que proposer des tâches qui prennent place au sein d'interactions sociales
réelles (approche actionnelle) dépassant le cadre du groupe cela permet de
mettre en œuvre la perspective actionnelle du CECR (Cadre Européen Commun de
Référence), et de contribuer à augmenter sensiblement la motivation des
apprenants, dans la classe, tout en les incitants à une plus grande exigence de
qualité au niveau du contenu et de la langue. De même, ces tâches induisent une
modification de la relation apprenant-enseignant, ce dernier pouvant être
considéré par l'apprenant comme une personne-guide l'aidant à atteindre le but
fixé.
En somme, il semble de
plus en plus clair que la présence du KPg en milieu
scolaire permettra l’apprentissage effectif et la pratique orale des langues
par des tâches intéressantes qui stimuleront/décupleront l’intérêt et l’apprentissage
des apprenants.
(¹) «Réussir la
Certification en Langue Française KPg B1, KPg B2, KPg C1» EDITIONS TEGOS - www.editionstegos.com
(²) www.edufle.net/Certification-internationale-de-la - cf. article d’Olivier Delhaye
(9)
Enseignant : une
profession en évolution permanente
Le métier d'enseignant est un métier chargé de
tradition¹. L’enseignant est celui qui
transmet le savoir et les valeurs fondamentales de la société. Mais la société change
constamment et le rôle de l'enseignant se modifie profondément. Il y a deux
facteurs qui apportent des changements considérables dans le métier
d'enseignant :
● Les technologies de l'information et de
la communication pour l’éducation (TICE). Elles affectent les savoirs et
l'accès aux savoirs. Ainsi, l'école n'est plus le seul lieu où l'on trouve le
savoir et l'enseignant ne peut plus être seulement le transmetteur de
connaissances. De nos jours, il devient un guide, un tuteur, qui accompagne
l'élève dans l'accès au savoir.
● Les conditions sociales de
l'enseignement font du métier d'enseignant un métier complexe et de plus en
plus difficile. En effet, l’apparition de la violence dans l’école place les
enseignants au cœur d’un ensemble de changements où, ils deviennent les
premiers agents des «mutations» et des évolutions.
Les attentes de la société envers l'école et
envers les enseignants évoluent aussi. Elles se situent dans un contexte de
démocratisation des systèmes éducatifs, de mondialisation des sociétés et des
savoirs. Dans ce contexte, la société attend de l'enseignant :
- qu'il fasse acquérir des savoirs, des outils, des concepts,
des processus, des compétences (inter)culturelles², d’une part,
- qu'il forme des citoyens, qu'il transmette
les valeurs
fondamentales de la société et les valeurs
universelles de l'humanité, d’autre part.
Mais, un enseignant
ne possède pas dès son entrée dans le métier l'ensemble des connaissances et
des compétences pour tout cas ou/et contexte rencontré. C’est pourquoi, il
devra suivre une formation continue, garder cet appétit de connaissances et
cette curiosité intellectuelle, qu'il ne pourra pas faire naître chez ses
élèves s'il ne les possède pas lui-même. L’émergence des nouveaux métiers de
l'enseignement tels que les aides-éducateurs,
spécialistes d’orientation
professionnelle, etc.… confortent le métier d’enseignant.
Enseigner est un métier de liberté et de
responsabilité intellectuelle. Il appartient à chaque enseignant de définir, de
construire sa propre manière d’approche(s) et d’initiative(s). Il ne peut pas
exister de méthode universelle d'enseignement. Toutefois, c'est un métier
auquel il faut se former, avant de l'exercer. Cette formation ne peut se
réduire ni à un corporatisme (on se limite uniquement aux expériences des
collègues-enseignants), ni à des enseignements théoriques (connaissances et
savoirs universitaires). Elle nécessite des échanges incessants entre la
pratique et la théorie, entre l'expérience et les apports fondamentaux. Elle
doit permettre à l'enseignant de se livrer à une analyse réflexive de sa
pratique.
En outre, l'enseignant doit maîtriser les
processus de la transmission des savoirs, l'enseignement et l'apprentissage, il
doit savoir ce qu'est un enfant ou un jeune qui apprend ; il doit pouvoir
gérer une classe. Pour ce faire, il doit «être» psychologue, sociologue,
philosophe, voire écologiste ; il doit maîtriser les TICE et les
techniques de l'enseignement³.
Récupérer le grand prestige et la reconnaissance
sociale forte que jouissait il y a quelques décennies l’enseignant constituent
son nouveau défi à relever. L'enseignant ne retrouvera son statut social fort
que dans la mesure où la société reconnaîtra dans l'enseignement et l'éducation
un investissement essentiel pour l'avenir.
Finalement, le métier d'enseignant n'est pas
seulement lié aux savoirs et à leur transmission. Il est profondément lié aux
attentes et aux évolutions de la société, et à la place que la société entend
donner à l'éducation. Dans cette complexité croissante, le métier d'enseignant
devient de plus en plus délicat, capital, et passionnant. C'est la preuve qu’il
s’agit d’une profession en évolution permanente.
(¹) Rapport de
l’UNESCO 2005-2006
(²) Voir, aussi, rubrique articles
: L'interculturel
(³) «Réussir la production écrite des niveaux B1, B2» & «Réussir la production écrite des niveaux C1,
C2» - La méthodologie de la production écrite - EDITIONS TEGOS 2007
(8)
Que faire avec les bons
et les mauvais élèves ?
(Classes homogènes
ou/et Classes hétérogènes ?)
Nombreux sont les collègues qui se posent souvent la question, s’il faut
répartir les élèves dans les classes, selon leur niveau, pour rendre celles-ci plus
homogènes. Généralement destinée à aider les élèves en difficulté, cette
pratique courante dans l’apprentissage des langues étrangères¹ ne fait pourtant pas
l’unanimité.
En effet, partant de l'idée qu'une classe
hétérogène est nuisible pour l'apprentissage des élèves, de nombreux
établissements scolaires privés ont mis en place des classes de niveau,
c'est-à-dire des regroupements d'élèves en fonction de leur niveau.
Cette pratique ne suscite généralement pas de
réaction négative de la part des parents, qui pensent, en général, que leur
enfant progressera mieux au milieu d'élèves de même niveau ou légèrement
supérieur, que celui-ci soit bon ou faible.
Des recherches au CNRS ², ont conduit à des conclusions nettement
différentes. Si l'on tient compte des deux critères que sont le niveau moyen de
la classe et son homogénéité, on arrive aux effets suivants :
a. Une classe forte
et homogène est bénéfique aux enfants qui en font partie.
b. Un élève scolarisé
dans une «bonne classe» réalise une progression supérieure de 2 points à celle
que réalise un élève de même niveau scolarisé dans une classe faible.
c. En revanche, un
élève placé dans une classe homogène et de niveau faible ou moyen ne progresse
que faiblement dans son apprentissage.
d. Les classes
homogènes faibles constituent ainsi un milieu de scolarisation défavorable.
e. Inversement, avoir
une classe hétérogène conduit à réduire les écarts : les élèves faibles
profitent d'un niveau moyen supérieur au leur, tandis que les élèves forts
pâtissent de la fréquentation d'une classe d'un niveau moyen inférieur au leur.
Mais précisons tout de suite que les profits tirés par les élèves faibles sont
nettement plus importants que les pertes subies par les élèves forts.
La conclusion générale de ces recherches
souligne donc que l'organisation pédagogique en niveaux «conduit à un
accroissement des écarts de connaissances entre élèves (...). Ce résultat
contredit l'opinion courante selon laquelle les élèves faibles groupés dans une
même classe profiteraient d'un enseignement ciblé sur leurs besoins».
Mais à quoi peut-on attribuer cet effet pervers
? On y signale trois hypothèses explicatives sur la base de travaux empiriques.
1. Il y a, d'une
part, la différence d'instruction dispensée selon le niveau de la classe. En
effet, les enseignants ont tendance à moduler les contenus et les pratiques
pédagogiques en fonction du niveau supposé des élèves. Par exemple, à programme
identique, les élèves des «bonnes filières» reçoivent un enseignement abstrait,
centré sur la discipline, tandis que ceux jugés «faibles» se voient délivrer un
enseignement concret, centré sur la relation maîtres-élèves. Les professeurs
couvrent moins le programme dans les classes plus faibles et proposent des
défis plus modestes aux élèves de ces classes.
2. L'autre hypothèse
explicative correspond à ce que l'on appelle les «attentes autoréalisatrices».
Le fait pour un élève d'appartenir à une classe forte ou faible participe à la
définition de soi que cet enfant élabore. Il va donc se conformer à cette
attente exprimée à son égard, même s'il a été affecté «par erreur» à tel ou tel
groupe.
3. Enfin, la
possibilité d'une stimulation entre élèves ; les bons élèves «tirant» en quelque
sorte les autres vers de meilleurs résultats quand la classe est hétérogène.
En guise de conclusion, on avancerait la thèse
suivante : comme les élèves de niveau inférieur au niveau de leur classe gagnent beaucoup plus que ne perdent les élèves situés au-dessus du
niveau moyen de leurs condisciples, le politique en charge de l'intérêt général
devrait être conduit à promouvoir des classes hétérogènes. Il entre donc
nécessairement en conflit avec l'intérêt individuel de chacune des familles qui
tend à utiliser l'institution scolaire - établissements scolaires privés - en fonction d'une logique de distinction
(contradiction apparemment insoluble entre les visées «élitistes» des individus
et les visées sociales de l'instruction publique).
(¹). Voir, aussi, rubrique articles :
www.editionstegos.com
(²). CNRS «La constitution de classes de niveau dans les collèges ; les
effets pervers d'une pratique à
visée
égalisatrice», Revue française de sociologie. 1997.
(7)
Point de vue
Comment envisager
l’introduction de la seconde langue étrangère au primaire ? Une question
de familiarisation, non d’enseignement « pur ».
Selon le programme détaillé de l’Institut
Pédagogique et le matériel proposé (¹), l’introduction de la seconde langue
étrangère (français ou allemand) à partir de la 5ème classe du
primaire est destinée à confronter de très jeunes enfants avec la langue choisie
d’une façon amusante et ludique. Le but est de les familiariser très tôt avec
une seconde langue étrangère, la première étant l’anglais. Il s’agira donc
d’éveil et d’initiation à la seconde langue étrangère.
Dans l’éveil et l’initiation à la seconde
langue, il est primordial que les enfants éprouvent le plus de plaisir possible
lors de leurs premiers contacts avec la seconde langue choisie. Il est beaucoup
plus important que les enfants gagnent une grande confiance en soi dans cette
nouvelle situation linguistique que de leur imposer des connaissances
concrètes. L’attitude l’emporte sur le savoir. Dans l’initiation à la seconde
langue, les objectifs au niveau des attitudes sont plus importants que ceux
dans le domaine des connaissances linguistiques. La réussite se mesure à l’aune
du plaisir que prennent les enfants, à leur envie de prendre la parole et
d’oser imiter.
Une phase d’éveil implique que l’enseignant
demeure à chaque instant conscient du fait qu’il s’agit d’un premier contact
avec la seconde langue choisie (français ou allemand), dominé par l’aspect
«entendre». Il est donné à l’enfant d’entendre plein de nouveaux sons dont il
réussit, grâce au contexte (illustration, dialogues très courts et exercices
simples liés à des attitudes et conduites familières), à comprendre les grandes
lignes. Ainsi, les enfants peuvent se mettre à imiter, mais sans la moindre
contrainte, et utiliser déjà quelques mots basiques dans le contexte adéquat,
par exemple : Bonjour, bonsoir, au revoir, je m’appelle, j’aime…
L’initiation constitue dès lors le passage entre le plaisir d’entendre et/ou de
(re)connaître certains éléments et l’envie de les
utiliser dans des contextes familiers. Une compréhension plus détaillée viendra
plus tard.
Il appartient à l’enseignant de voir jusqu’où il
peut pousser dans le groupe qu’il a devant lui. Le passage de l’éveil à
l’initiation n’est pas toujours bien défini. Beaucoup dépend aussi du groupe
avec lequel on travaille et des connaissances déjà acquises par ces enfants.
Des études scientifiques (²) ont démontré que de
très jeunes enfants qui apprennent des langues étrangères en jouant, acquièrent
plus facilement une prononciation «near native
speaker». Le fait d’apprendre très tôt une langue étrangère et de se
familiariser avec une seconde, crée des conditions favorables pour
l’apprentissage ultérieur d’autres langues étrangères. À cet égard, en voici
les trois objectifs qui ressortent de la directive européenne :
i. Chaque citoyen européen parle, outre sa
langue maternelle, deux autres langues
européennes.
ii. L’initiation aux langues (étrangères)
commence au plus tard à l’âge de huit ans.
iii. La formation des
enseignants doit être adaptée.
L’éveil et l’initiation à une seconde langue
étrangère contribuent chez l’enfant au développement d’un sens des langues plus
général et ils influencent donc favorablement le développement de la langue
maternelle.
Le contact avec une, deux ou plusieurs langues
étrangères créent également une ouverture vers d’autres cultures, une prise de
conscience de sa propre et d’une autre identité. On
apprend le respect envers «l’autre»
individu. C’est ce qu’on appelle la «compétence interculturelle».
Enfin, il faut souligner l’intérêt et
l’importance que portent les parents à l’apprentissage des langues étrangères.
En effet, ce sont souvent les parents qui sont demandeurs d’une initiation aux
langues étrangères pour leurs très jeunes enfants. Les parents sentent la
curiosité de leurs enfants pour tout ce qui est nouveau et ils sont
parfaitement conscients de la plus-value professionnelle et économique que
représentera plus tard leur plurilinguisme.
(¹). http://www.pi-schools.gr/lessons/french/ : Liste des méthodes agréées, dont «Bonjour
les enfants 1 & 2»
EDITIONS TEGOS : www.editionstegos.com
(²). Directive européenne :
JO des CE14/06/2002, C142 et COM 2002, 72, 13.02.2002
(6)
Qu’évaluent les nouveaux diplômes DELF-DALF ?
Le nouveau dispositif
DELF-DALF (1), résultat d’une longue
réflexion, s’efforce de consolider l’enseignement du français à l’école, de
permettre d’obtenir des diplômes reconnus dans le monde entier et de favoriser
une acquisition de la langue basée sur la perspective actionnelle retenue par
le Cadre européen commun de référence pour les langues (CECRL).
Il s’appuie, en outre, sur des tâches communicatives qualifiées plus légères, plus
simples et plus lisibles par leur forme et leur fond.
Depuis septembre 2005 chaque diplôme est
indépendant. On peut donc choisir de s’inscrire à un niveau particulier sans
devoir obligatoirement présenter les niveaux inférieurs.
Pour
avoir une idée claire et précise des compétences évaluées dans ces 6 niveaux de
diplômes, nous vous les présentons, en bref, ci-après :
DELF A1 : Le niveau, dit, de «Découverte». Le DELF A1
valorise les acquis des débutants. L’apprenant est capable d’interactions
simples ; il peut répondre à des questions sur lui-même, l’endroit où il vit,
les gens qu’il connaît et poser le même type de questions. Globalement, son
niveau est inférieur à celui de l’ancien DELF A1.
DELF A2 : Le niveau, dit, de «Survie». Le DELF A2 ouvre sur
les rapports sociaux. Il montre que le candidat est capable de mener à bien des
échanges simples dans un magasin, un bureau de poste ou une banque, de demander ou de fournir des informations de base,
en utilisant les formes de politesse adéquates.
DELF B1 : Le niveau, dit, «Seuil». À ce stade, le candidat est capable d’intervenir sans préparation particulière dans des conversations sur des sujets afin
de donner et de solliciter des avis
argumentés. Il doit également pouvoir faire face à des situations inattendues et parvenir à régler, linguistiquement, les problèmes de la
vie quotidienne.
DELF B2 : Le niveau, dit, «Avancé». A cette étape, on
attend de l’apprenant qu’il porte un regard critique sur ses compétences. Le principal
savoir-faire évalué est l’efficacité de l’argumentation : il faut pouvoir
défendre une opinion et développer un point de vue. La langue standard est
comprise dans le détail, même dans des conditions de réception difficiles.
DALF C1 : Le niveau, dit, de l’«Autonomie». On exige, alors, une communication aisée et spontanée, avec une bonne
maîtrise du lexique et de la grammaire. Le discours doit être structuré, clair,
produit sans hésitation et en tenant compte de l’auditoire. C’est le niveau
ancien du DALF (B1, B2, B3, B4).
DALF C2 : Le niveau,
dit, de la «Maîtrise». À ce dernier échelon, les degrés
d’adéquation et d’aisance de la langue
autorisent la transmission de subtilités
de sens et la reformulation de formulations complexes. Outre les aspects linguistiques, il implique des tâches cognitivement exigeantes.
(1). Réussir Le Nouveau DELF A1 + Corrigés + 2 CDs. ΕDITIONS TEGOS. 2005
Réussir Le Nouveau DELF A2 + Corrigés + 1 CD. ΕDITIONS TEGOS. 2006
Réussir Le Nouveau DELF B1 + Corrigés + 1 CD. ΕDITIONS TEGOS. 2006
Réussir Le Nouveau DELF B2 + Corrigés + 1 CD. ΕDITIONS TEGOS. 2006
Réussir Le Nouveau DELF C1 + Corrigés + 2 CDs. ΕDITIONS TEGOS. 2006
Réussir Le Nouveau DELF C2 + Corrigés + 4 CDs. ΕDITIONS TEGOS. 2006
(5)
L’interculturel :
La
nouvelle donne pour un
enseignement/apprentissage interactif adopté par le Cadre européen commun de
référence pour les langues (CECR)*
L'acquisition de la compétence
interculturelle est, dans la réalité européenne actuelle, plus que jamais
indissociable de l'enseignement/apprentissage de la compétence communicative et
constitue une valeur indiscutable.
La plupart des méthodes et des
manuels pour l'enseignement/apprentissage des langues vivantes proposent des
documents qui familiarisent les apprenants avec la culture et la civilisation
du pays dont ils apprennent la langue. Ces documents concernent souvent des
sujets traditionnels, voire qui
suscitent de moins en moins d'intérêt chez les apprenants et limitent
l'apprentissage de la compétence interculturelle à la comparaison des langue et culture maternelles avec celles de la langue
étudiée.
Or, dorénavant, il ne s'agit
plus de limiter la compétence interculturelle à la connaissance de la culture
et de la civilisation du pays de la langue cible, mais de se servir de la langue
étudiée comme d'un outil permettant de découvrir la richesse culturelle de
plusieurs autres pays européens et de contribuer ainsi à de meilleures
connaissance et compréhension mutuelles.
Conçu dans cette perspective,
le présent projet (CECR) vise à relever
le défi principal de l'Europe actuelle : "L'éducation aux langues
pour la cohésion sociale dans une Europe multilingue et multiculturelle ".
Ce projet se situe en
prolongement des travaux antérieurs du Conseil de l'Europe, mais propose une
nouvelle dimension aux problèmes développés par les projets réalisés par le
Centre européen pour les langues vivantes à Graz (Autriche) et que l’on peut
résumer : «se connaître mieux pour mieux
se comprendre».
Les buts
généraux poursuivis par le CECR s’efforce de :
▪ doter les jeunes apprenants en langues vivantes de compétences
interculturelles leur permettant de mieux se connaître et se comprendre pour
les préparer à vivre et à agir dans une société multilingue et multiculturelle
;
▪ faciliter l'acquisition de compétences interculturelles grâce à une
communication interactive par le biais des moyens informatiques modernes ;
▪ fournir aux enseignants et
aux apprenants des outils authentiques servant à l'enseignement/apprentissage
de la compétence interculturelle
* Le CECR se concentre davantage
sur la communication interculturelle orientée vers le groupe (travail d'équipe)
que vers l'individu. De même, il
s’appuie sur les compétences en matière d'interaction (médiation écrite et orale).
(4)
Enseigner
le français à l’école primaire en Grèce :
Supports
et approche didactique en classe
Unité
exemple : Bonjour (*)
1. Objectifs :
Actes et
situations linguistiques :
- se rencontrer
- saluer
- dire où se
trouve quelqu’un
2. Matériel didactique
:
- livre de l’élève
- cahier d’exercices
- CD ou cassette
3. Dialogue de la
leçon (exemple de
dialogue - document sonore)
Sandrine : Bonjour Julien.
Julien : Bonjour Sandrine.
Sandrine : Ça va ?
Julien : Oui, ça va.
Et toi ?
Sandrine : Ça va bien.
Voilà Charlotte.
Julien : Où ça ?
Sandrine : Là !
Julien : Salut Charlotte.
Charlotte : Salut Julien.
Salut Sandrine.
3.1 Nouveaux mots et
expressions (explication contextuelle en français ou en grec)
• bien, bonjour
• et, ça va
• là, oui
• où, salut
• toi, voilà
4. Suggestion de leçon et
organisation
4.1 L’amorce
Avant de créer l’ambiance adaptée, il faut d’abord définir ou consulter
les objectifs de la leçon. Les élèves prennent
connaissance du contenu du dialogue (cela peut se faire en grec) :
- Comment
salue-t-on en français un(e) ami(e) qu’on rencontre ?
- On dit:
«Bonjour» et on demande: «Ça va ?».
- Comment dit-on
où se trouve quelqu’un ? «Où ?» ou «Où ça ?».
Voilà ce que l’on va apprendre maintenant.
4.2 Écouter
Les élèves écoutent attentivement l’enregistrement du dialogue sur CD. Libre
à vous de poser déjà quelques questions :
- As-tu compris
le nom des enfants ? Si oui, donne-les !
- Y a-t-il
d’autres petits mots que tu connais ? Lesquels ?
Parcourons maintenant tous les mots du lexique.
4.3 Le lexique
Pour que la leçon puisse se dérouler sans obstacles et que les élèves
comprennent la signification des petits mots, ceux-ci seront tout simplement
traduits. Parcourir cette liste ne prendra pas trop de temps. Il s’agit d’un
premier contact. L’intégration aura lieu progressivement à l’aide du texte de
base et des exercices de l'unité.
4.4 Écouter et lire
On écoute une première fois le dialogue. Les élèves suivent en même
temps dans leur manuel. La prononciation est liée à la graphie. Si nécessaire, on
répètera cette phase à volonté.
4.5 Lire et parler
Les élèves répètent les phrases l’une après l’autre. Bien des sons
typiquement français sont inconnus dans la langue maternelle. Ils se les
approprieront en écoutant et en répétant (bonjour, ça, et, toi, bien, où, oui).
4.6 Mémoriser et jouer
Pour ce faire, l’exercice de jeu de rôles est approprié. Vous indiquez
l’élève qui jouera le rôle de Sandrine ou Julien et Charlotte. Les élèves
mémorisent leur partie du texte et jouent ensuite le dialogue.
Ensuite ce sera le tour d’autres élèves et on échangera les rôles.
Pour gagner du temps on peut tout de suite répartir la classe en groupes
de trois élèves. Les élèves en difficulté pourront utiliser le manuel (lire et
parler).
4.7 Exercice d’écoute
Les élèves sont confrontés pour la première fois à un exercice d’écoute
dirigé.
Ils écoutent le CD et exécutent ensuite les tâches demandées :
Quels prénoms sont français ?
Yves est un prénom français. Y a-t-il dans la classe quelqu’un qui croit
avoir un prénom français ou à consonance française ? Qui connaît un prénom
français ?
Maintenant nous allons entendre plusieurs prénoms français. Nous
écoutons le CD et colorons en noir les petites boules auprès des prénoms
d’origine française.
Est-ce un prénom
français ?
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8. 9. 10. 11. 12. 13. 14. |
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